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Présentation du voyage

La carte approximative du parcours.

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Bon ca y’est le road book est terminé, Ouf !!

Voici d’abord les étapes :

Le 2/8/09 LE CHAMBON SUR LIGNON  200 kms

Gorges de l’Ardèche, Mont gerbier des joncs et accueil chez des amis.

Le 3/8/09 GRENOBLE   320 kms

Routes panoramiques au dessus de Valence, Mémorial du Vercors, les grands goulets et les gorges de la bourne, Villard de Lans et là encore nous serons accueillis chez des amis à Muriel et jean François; Merci d’avance à eux.

Le 4/8/09 GENEVE  200 kms

En passant par le massif de la chartreuse, Chambéry et Aix les bains, Lac d’Annecy comme les coureurs du tour de France, crêt du Chatillon et soirée à Genève.

Le 5/8/09 MORTEAU  240 kms

Par le col de la faucille, les cascades de l’éventail et du hérisson, Lons le saunier, le site de baume les messieurs, Pontarlier et le saut du Doubs.

Le 6/8/09 COLMAR  250 kms

Pour 2 nuits.

La route des ballons d’alsace, la route des crêtes, la route des vins etc.

Le 7/8/09 COLMAR  135 kms

Ballade autour de Colmar, château du haut-koenigsbourg, visite des villages de Ribeauvillé, Riquewihr et Kaysersberg.

Le 8/8/09 FRIEDRICHSHAFEN  260 kms

Nous fêterons notre anniversaire de mariage sur les berges du lac de Constance en Allemagne.

Nous serons passés au paravent par la forée noire, les sources du Danube et les chutes du Rhin, les plus hautes d’Europe.

Le 9/8/09 SAN ANTON  320 kms

Incursion en Autriche par la route des alpes Allemandes.

Visite du château de Neuschwanstein et de la station de ski de Garmisch-Partenkirchen.

Le 10/8/09 INTERLAKEN   450 kms

La Suisse et ses paysages naturels grandioses.

Avec une petite visite à nos amis italiens, nous franchirons les cols mythiques tels que l’Oberalppass, le Furkapass, le Sustenpass, le Gotthard et d’autres…

Le 11/8/09 MEGEVE   360 kms

Retour vers la France en passant par Chamonix.

Le 12/8/09 ST DISDIER  360 kms

A coté de Superdévoluy.

En passant par la tarentaise, Bourg st Maurice, Val d’Isère, le col de l’iseran, du télégraphe, du Galibier et du Lautaret.

Zut il va nous manquer le petit et le grand St. Bernard pour le grand Schlem !!

Le 13/8/09 CLARENSAC   250 kms

Retour au Bercail en passant par Serres, Nyons, Malaucène, (peut être un petit coup de Mont Ventoux si pas trop crevés).

Les 14, 15 et 16 seront certainement consacrés à la télé et au canapé.

Voici un exemple de feuille de route.
Voici un exemple de feuille de route.

1ere étape, Nîmes / Le chambon sur lignon

C’est bon, on a évité la pluie prévue du premier jour.

le départ
le départ
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Rencontre sur les gorges de l’ardeche

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On a pas eu le courage d’escalader le mont gerbier des joncs que l’on a remplacé par un receuillement à la source de la Loire (moins fatiguant).

Apparemment, plusieurs sites se disputent le point de départ de la Loire.
Apparemment, plusieurs sites se disputent le point de départ de la Loire.

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Un grand merci et de gros bisous à Valérie et Alain pour leur accueil chaleureux au Chambon. (pleins d’étoiles)

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2eme étape, le chambon sur lignon / St. martin d’Uriage

Le lendemain à été mitigé au niveau de la météo, on a frôlé les 8 degrés dans le Vercors, mais on s’est vraiment régalé sur toutes ces belles routes.

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L’arrêt au mémorial de la résistance a permis de nous réchauffer un peu, avant d’attaquer les gorges de la Bourne.

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Ce soir nous sommes chaleureusement accueillis à St Martin d’Uriage chez Isabelle et Jean Michel

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3eme étape, St. martin d’uriage / Genève

Sur la route de Genève, arrêt à Aix les bains.

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et les gorges du Fier…

Ces gorges très réputées sont parcourues tout le long de galeries accrochées de façon impressionnante aux parois polies, étrangement excavées, à la coupure du Fier. Après être passé sous deux ponts, le visiteur sort des gorges et parvient à une futaie de hêtres. Gagnez le belvédère aménagé sur le promontoire rocheux le plus saillant pour découvrir la « mer de Rochers » : la présence d’une couche de terrains tendres sous la table de craie a provoqué la formation d’encorbellements, puis l’effondrement de blocs énormes, amoncelés en chaos.

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GENÈVE……………..

Geneve
Geneve

Le sultanat d’Oman était l’invité d’honneur des festivités.

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Dégustation de bières…
et de "Rostis", spécialités suisse à base de pommes de terre rapées.
et de « Rostis », spécialités suisse à base de pommes de terre rapées.

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Muriel a cru voir Paris Hilton.

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Bill Deraime en concert…

Pour les plus vieux !!!

au matin, elles sont encore là.

Pas de parking à l’hôtel, et interdit de garer les motos dans les parkings sous terrains.

Nos motos ont dormis dehors, et moi j’ai pas bien dormi…

Impensable chez nous de laisser des motos stationnées dans les quartiers proches des gares sans risquer de ne pas les retrouver, ou de les retrouver abimées.       n’est ce pas mon fils…

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Par contre il est rare qu’un tracteur transportant des meules de foins se mêle aux voitures sur les champs Elysées.

4eme étape, Genève / Morteau

Le mercredi, sur le chemin de Morteau…

Pour manger il faut pécher.
Pour manger il faut pécher.

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La cascade de l'éventail
La cascade de l’éventail

Né à 805 m d’altitude, le Hérisson est un véritable acrobate qui commence son parcours de manière éblouissante. Il s’enfonce rapidement dans le plateau de Doucier en descendant de 280 m sur 3 km. Dans les célèbres gorges il multiplie les chutes et les cascades de l’Éventail, offrant en période humide (automne) un spectacle grandiose. Après une longue période de beau temps, la rivière presque à sec dévoile dallages naturels, marmites de géants et étagements de cavernes.


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C’est toujours très sympa de croiser des animaux sur notre route.

Merçi Muriel pour tes belles photos.
Merçi Muriel pour tes belles photos.

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Tout prêt de Lons le Saunier, le Site de Baume les Messieurs.

La falaise de Baume, également appelée belvédère de Crançot, constitue un magnifique point de vue sur la vallée. Les Échelles de Crançot, qui ne sont autre qu’un escalier qui remplaça plusieurs échelles au 17e s., permettent d’accéder au fond du col ainsi qu’aux grottes.

Grandiose, spectaculaire, impressionnant : les qualificatifs paraissent insuffisants pour décrire ce site, formé par la rencontre de trois vallées dont la magnifique reculée du cirque de Baume. Il est occupé depuis le 9e s. par une illustre abbaye dont le principal trésor est le magnifique retable anversois du début du 16e s.

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La source de la Loue

La source de la Loue

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La source de la Loue constitue l’un des plus beaux sites naturels du Jura. Jaillissant d’une vaste grotte située au pied d’une falaise haute d’environ 100 m, elle offre un spectacle étonnant. Diverses expériences ont démontré que les eaux du Doubs entraient en contact avec celles de la source. En 1901, à la suite d’un incendie dans une usine de Pontarlier, un million de litres d’absinthe se sont déversés dans le Doubs. On nota quelques heures plus tard la présence de cet alcool dans la source !

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Notre hôtel, un charmant bâtiment, logis de France, servant également de bistrot du coin, sans pour autant occasionner la moindre gène pour ses occupants.

Soirée tranquille à Morteau, ou la seule distraction possible fut la dégustation d’un plat accompagné de la spécialité locale… la saucisse de Morteau, bien évidement !!

5eme et 6eme étape, Morteau / Colmar

A notre départ de Morteau, Muriel nous a dégotté un plan pour visiter une fruitière, autrement dit une coopérative laitière où est fabriqué le Conté.

Fruitière parce que c’est le fruit du travail, dixit le guide.P8060446

Dans la salle de fabrication, l’atmosphère est étouffante, voire irrespirable, un hammam à base de lait en quelque sorte.

Dans la salle de fabrication, l’atmosphère est étouffante, voire irrespirable, un hammam à base de lait en quelque sorte.

Depuis peu la fruitière a fait l’acquisition d’un robot qui tourne et salle les fromages.

Depuis peu la fruitière a fait l’acquisition d’un robot qui tourne et salle les fromages.

Le lion de Belfort

Nous profitons de pause déjeuner à Belfort pour aller rendre visite au fameux Lion.

Arrivée à Colmar, notre ville étape pour deux nuits.

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Le deuxieme jour à Colmar fut destiné à la visite des environs et des caves.

le chateau du haut- Koenigsbourg
le château du haut- Koenigsbourg

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M. Bucher, un vieux monsieur fort sympathique, afin de nous faire économiser les frais de port, nous a gentiment proposé de nous apporter lui-même les bouteilles que nous lui avons commandé, lors de sa prochaine descente dans le midi ou il aime bien venir en vacance afin d’échapper à ses enfants et petits enfants.

Nous avons passé notre deuxième soirée à Colmar au palais des congrès ou se déroulait la fête des vins, événement majeur de la ville.

Nous avons passé notre deuxième soirée à Colmar au palais des congrès ou se déroulait la fête des vins, événement majeur de la ville.

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Sur le chemin du palais des congres, nous avons été abordés par ces chauffeurs de vélos taxi à assistance électrique, un couple en l’occurrence.

Un peu septiques au départ, car il est vrai qu’il n’est pas dans nos habitudes de nous faire véhiculer à la force du mollet, hormis lorsque l’on voyage en Asie, nous avons fini par accepter, à la plus grande joie de Mumu, moyennant le prix de un euro par personne.

Au final ce fut bien sympathique, surtout que notre destination, contrairement aux indications de notre hôtelier n’était pas si proche que cela.

A la sortie de notre soirée, nous avons retrouvé nos deux pilotes qui nous ont raccompagné jusqu’à la porte de l’hôtel.

A cause des gendarmes stationnés à la sortie du palais des congrès, le petit franchissement de ligne blanche pour tourner à gauche qu’ils étaient habitués d’effectuer n’a pas pu être possible et du cout le trajet a été deux fois plus long.

Durant le trajet la dame nous a expliqué leur situation, le mari, comme beaucoup, après trente ans de boite a été licencié, avec sa prime de licenciement il acheté en Allemagne les deux vélos taxi pour la somme de 7000.00 euros pièce.

La dame, infirmière en bloc opératoire, aide son mari après ses heures à l’hôpital.

L’année dernière, ils opéraient en centre ville, mais devant les plaintes des vrais taxis, le maire a décrété que les vélos de plus de 50 ou 60 cm de large n’étaient plus autoriser à circuler en centre ville.

Depuis, et malgré la mobilisation de la population dont ils ont gagné la sympathie, ils en sont réduits à circuler sur les périphériques, faisant à la foi coursier pour des sociétés ou taxi pour relier Colmar aux communes avoisinantes.

Et tout cela pour des tarifs au ras des pâquerettes, si vous allez à Colmar faites appel à leurs services.

Pour la petite histoire et pour clore ce chapitre, lors de l’étape du tour de France à Colmar, avec l’aides de la population, ils auraient réussit à prendre le départ (à confirmer).

En tout cas bon courage et bonne chance à tout les deux pour la suite.

C’est tout pour l’instant, peut être à bientôt lors de notre étape de demain à Friedrichshaffen sur le lac de constance en Allemagne ou après demain en Autriche.

7eme étape, Colmar / Friedrichshafen

Samedi 8 Aout 2009, C’est aujourd’hui notre aniverssaire de mariage, nous espérons pour l’occasion avoir une belle journée.

Samedi 8 Aout 2009, Colmar Friedrichshaffen

Passage en Allemagne, ça se complique car aucun d’entre nous n’a la moindre notion de la langue à part quelques vagues souvenirs du genre Hartung bicyclette à mazout qui en l’occurrence ne nous ont pas du tout servi.

Première complication, et non des moindres, déchiffrer les menus !!!
Première complication, et non des moindres, déchiffrer les menus !!!

Malgré nos espérances, notre étape se déroula  pratiquement toute sous la pluie…

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Sans pour autant entamer notre bonne humeur.

et ce n’est que vers les chutes du Rhin que celle-ci nous laissa un peu de répit.

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Lors de l’approche en bateau, les éclaboussures qui peuvent gêner certains visiteurs ne nous effrayent pas le moins du monde.

La pluie cessa enfin alors que nous étions sur la route, nos vêtements commençaient à sécher, ce qui est beaucoup mieux pour le lendemain.

Notre joie fut de courte durée car à 30 kms de notre destination, le ciel recommença à bénir notre périple, de telle sorte qu’à l’approche du but, nous arrivions à peine à distinguer le lac de constance.

Friedrichshafen ne présente pas vraiment d’intérêt touristique, surtout sous la pluie, mis à part le musée Zeppelin que nous visiterons demain, avant de partir vers San Anton en Autriche.

Nous allons donc fêter notre anniversaire de mariage au restaurant de l’hôtel non sans avoir essayé auparavant d’aller sur la toile au ciber cheicha d’en face, où le seul PC jouxtant la machine à sous ( muriel  a sympathisé avec les turcs qui apparemment y passent leurs temps) ne nous a pas permis la moindre connexion.

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8eme étape, Friedrichshafen / San Anton

Dimanche 9 Aout 2009, en route pour San Anton en Autriche.

Ouf, il ne pleut pas, nous allons donc commencer notre journée par la visite du musée Zeppelin.

Pas d’objection de la part de nos tendres épouses, profitons en.

La visite s’avérât très intéressantes et même Muriel et Maric y puisèrent une certaine exaltation.

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Jean François profite du soleil pour faire sécher ses chaussures.
Jean François profite du soleil pour faire sécher ses chaussures.

Notre rencontre avec M. et Mme. MULLER.

Sur le coup de midi, alors que nous venions de traverser un charmant petit village au bord d’un magnifique petit lac, nous avons fait la rencontre de M. et Mme. MULLER, citoyens Allemands sans doute comme nous en vacance dans le Tyrol, à bord de leur belle BMW.

M. MULLER sans doute saisie d’une faim subite, ou sous la pression de son épouse, décida de s’arrêter au restaurant.

Il décida donc subitement de tourner à gauche pour entrer dans le parking de ce magnifique restaurant.

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oh! le bel endroit…

Ce superbe hôtel restaurant qu’ils ont vu au dernier moment… oh le bel endroit !!

Sans mètre de clignotant, alors qu’il a pratiquement dépassé le niveau de l’accès du parking,

M. MULLER freine brusquement et vire à gauche coupant ainsi la route au véhicule derrière lui, en l’occurrence ma Suzuki GSR.

Nous ne roulions pas vite, puisqu’à peine sortis de l’agglomération, 40 km/h tout au plus.

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Je vous rassure tout de suite, rien de grave, juste un petit accrochage.

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DSC01312Ici l’emplacement du top block ( tampon de protection latéral de la moto) qui a été arraché de sa fixation aprés avoir parfaitement fait son travail tant au niveau de la protection de la moto que de celle du pilote.

C’est ce tampon de protection qui a occasionné les dégâts sur la voiture de M. MULLER et c’est bien fait pour lui.

la protection coté gauche.
la protection coté gauche.

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la pédale du frein arriere cassée.
la pédale du frein arriere cassée.

Il faut savoir que le frein arriere représente 20 à 30 % du freinage, sur ma moto il est d’ailleurs du piètre efficacité, il sert surtout à équilibrer le freinage.

Après avoir effectuer un essai je me suis rendu compte qu’il n’y avait aucun défaut dans la direction ou autre et que d’autre part, même sans la partie cassée de la pédale de frein, je pouvais l’utiliser correctement.

Quelques égratignures à la moto, pratiquement rien, coté physique, le plus important bien sur,

Une petite contusion du poignet droit de Maric. RIEN DE GRAVE.

La réputation de robustesse des véhicules germaniques est surfaite si l’on considère les dégâts infligés par ma machine venu du pays du soleil levant.

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Achetez Japonais !!
Achetez Japonais !!

Bon, j’ai quand même eu la pédale du frein arrière cassée, ça c’est fâcheux pour la suite du voyage surtout que nous sommes dimanche et au beau milieu de notre étape avec encore un château à visiter et tout et tout.

Heureusement je me suis rendu compte après un essai que je pouvais utiliser le frein arrière assez normalement et en toute sécurité oui oui !

Si non je ne serais pas reparti.

Restait le problème du constat, nous sommes en Autriche, entourés d’Autrichiens et M. MULLER doit certainement donner une autre version que la notre, surtout à la police qui ayant été appelée, commençait à recueillir nos témoignages respectifs tout en matérialisant l’accident sur la chaussée à l’aide de bombes de peinture.

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On se rend bien compte sur ces photos que M. MULLER a décidé de tourner au tout dernier moment.

Pendant ce temps un camion de la croix rouge étant arrivé, les deux infirmiers qui n’avaient même pas de pansements dans leur trousse de secours, après avoir regardé le directeur de l’hôtel s’occuper du poignet de Maric s’éclipsèrent aussi rapidement qu’ils étaient apparus.

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Étaient-ils réels ? Ben oui on a des photos.

Les deux policiers parlaient un peu l’anglais ce qui facilitât le dialogue, mais il fallait à présent les suivre au poste de police afin de remplir le rapport.

Au début ils étaient souriants.
Au début ils étaient souriants.

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Notre photographe attitrée.
Notre photographe attitrée.

Cela allait nous mettre en retard pour la suite de notre voyage, et du moment que nous n’avions aucune blessure et que la moto était en état de fonctionnement, nous voulions reprendre la route au plus vite.

Arrivés au poste, après concertation, nous avons décidé de contacter notre assistance pour avoir l’adresse d’un concessionnaire sur notre chemin du lendemain et éventuellement connaitre les formalités concernant l’établissement de constat à l’étranger.

Après l’ouverture d’un dossier et avoir été aiguillé sur l’antenne Allemande de mon assistance, mon interlocuteur quand il apprit que Maric avait été légèrement blessée, insistât pour le mentionner dans le rapport de police, ce que nous fîmes.

Les policiers, pour qui l’affaire était dors et déjà classée, commencèrent à changer d’attitude,

Nous séparèrent Maric et moi, expulsèrent Jean François qui ayant pris mon relais téléphonique auprès de l’assistance venait de franchir la porte du bureau, seule Muriel arrivait encore à se déplacer de bureau en bureau avec la facilité qu’on lui connait ; elle aurait presque réussit à prendre des photos.

Le rapport de police.
Le rapport de police.

L’inspektionskommandant Wagner Johannes, apparemment le chef des policiers irrité par le fait que nous ayons dit dans un premier temps qu’il n’y avait pas de blessé, essayait de m’expliquer que du moment qu’il y en avait un, c’est qu’il y avait un coupable et qu’il fallait passer par la case tribunal.

Le questionnaire commença : Prénom de mes parents, profession, salaire mensuel, etc…

Ça commençait à sentir le pâté, et malgré le fait que je lui dise à présent que ne voulant pas compliquer l’affaire nous renoncions à déclarer un blessé, il tenait toujours le même discourt, immobilisation du véhicule, ambulance, hôpital et tribunal.

Me vint alors l’idée d’appeler mon assistance, l’Allemand qui m’avait conseillé de déclarer la blessure, celui-ci pourrait sans doute délier la situation, ce qui fut le cas.

Après nous avoir demandé d’effectuer un examen à l’hôpital et de leur faire parvenir dans les meilleurs délais nos observations écrites relatant les circonstances exactes de l’accident, ils nous laissèrent enfin partir.

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Muriel s’est fait jeter quand elle a suivit Maric et le médecin dans la salle de soins pour faire sa photo.

La radio a confirmé qu’il n’y avait aucune fracture, après un beau pansement et une piqure anti tétanos, nous réprimes la route.

Au début Maric avait un peu de mal à se tenir du coté droit, mais quand on sait que Muriel ne se tiens pas du tout mais qu’en plus elle se permet de piquer des roupillons…

De toute manière je conduisait doucement, il fallait que je m’habitue à ma pédale de frein amputée de son extrémité.

A notre arrivée à San Anton, nous découvrîmes avec plaisir le très bel hôtel que Jean François nous avais dégotté, moderne, chambres spacieuses, très beau mobilier, au pied des pistes  🙂

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Le muscat d’alsace offert par M. Bucher le vigneron de Riquewihr et la dure journée de reporter photo, interprète et négociatrice internationale suivie d’une séance de sauna ont eu raison de Muriel.

Nous avons de la chance, ce soir, c’est la fête à San Anton.

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9eme étape, San Anton / Interlaken

Lundi 10 Aout 2009, San Anton Interlaken 450 kms.

Grosse étape aujourd’hui !!

Encore un départ sous la pluie.
Encore un départ sous la pluie.

L’étape d’aujourd’hui  nous promets des paysages exceptionnels, et la beauté des sites que nous allons traverser devrait nous faire oublier la difficulté liée à la distance, 450 kms prévus.

Au petit dej, comme à l’accoutumé nous discutons du parcours et décidons de zapper le petit crochet de 50 kms, incursion italienne qui nous faisait emprunter un col à 2149 m.

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Sur notre chemin, la pluie cesse mais les nuages restent présents.

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Nous devons franchir plusieurs cols avant d’arriver à Interlaken, notamment l’Oberalppass à 2044 m, le Furkapass à 2431 m et le Grimselpass à 2165 m, il faudrait que le temps se lève, pour nous laisser apprécier la grandeur des paysages.

Au sommet du Furkapass.
Au sommet du Furkapass.

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Au sommet du Furkapass, le glacier tout proche, point de départ du Rhône, nous émerveille tous.

La descente dans la vallée promet d’être humide.
La descente dans la vallée promet d’être humide.

Effectivement, après avoir traversé la purée de pois, détrempés, nous arrivons deux heures plus tard à notre destination.

Par chance, la pluie s’est arrêtée et après avoir pris possession de nos chambres et pris une douche (Nous n’étions pas assez mouillés !!), nous avons pu gagner le centre ville proche et visiter un peu cette charmante ville, assez huppée, nichée au beau milieu des plus hauts sommets alpins (mis à part le mont blanc), et idéalement située d’un point de vue touristique , entre deux merveilleux lacs, d’où son nom.

10eme étape, Interlaken / Megéve

Mardis 11 Aout 2009, Interlaken Megève 360 kms.

Encore une grosse journée !!

Encore une étape difficile par sa longueur, et comme hier, nous décidons de remplacer une boucle qui nous faisait passer par le Sustenpass, col à 2259 m, reprendre le Furkapass, et continuer par le col du Gothard en Italie, par une visite des chutes du Trümmelbach.

Cette modification du programme va nous faire gagner une petite centaine de kilomètres.

Je reviendrais surement un jour refaire le Furkapass, mais peut être en été cette fois ci…

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A part la dernière des chutes du Trümmelbach, toutes les autres, à l’intérieur de la montagne, sont demeurées invisibles depuis l’époque de la dernière ère glaciaire, il y a de cela 15’000 ans environ, jusqu’en 1877, année où elles furent pour la première fois aménagées par l’homme. Aussi, le nom de «Trümmelbach» ne traduit-il pas une impression optique, ce qui est fréquemment le cas dans la dénomination des cascades, mais acoustique, le nom de Trümmelbach s’assimilant à celui de Trommelbach, «Trommel» évoquant le roulement du tambour.
Le débit du torrent est sujet à d’importantes fluctuations: de décembre à mars, ce n’est qu’un filet d’eau coulant sous d’épaisses carapaces de glace. Après les gelées nocturnes des mois d’avril et octobre, le débit se limite à quelques douzaines de litres à la seconde. Alors qu’à l’époque de la fonte des neiges d’avril à juin et ensuite pendant la fonte des glaciers de juin à septembre ou après les pluies d’orage, ce sont jusqu’à 20’000 litres d’eau à la seconde qui traversent les rochers: le ruisseau se mue en véritable torrent tumultueux.
Ce qui coule et rugit en été s’immobilise dans le silence glacial de l’hiver, laissant à la pierre le soin de tout exprimer.

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Notre parcours se poursuit par Gstaad où nous n’avons pas vu Johnny et sa petite famille, bien qu’ayant déjeuné dans un restaurant où il vient quelquefois (d’après la patronne).

Le bon, la brute et le truand.
Le bon, la brute et le truand.
Miam, les bons chocolats suisses!!
Miam, les bons chocolats suisses!!
C’est peut-être là haut, cette petite demeure, la résidence secondaire de  Johnny.
C’est peut-être là haut, cette petite demeure, la résidence secondaire de Johnny.
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L’approche de Chamonix nous a procuré quelques belles vues sur les glaciers et le Mont Blanc.

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Et à Megève nous avons presque eu le temps de faire les boutiques.

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QUELQUES NOUVELLES DES MOTARDS.

Juste pour dire que nous sommes à Megève, mais que je n’aurais pas le

temps aujourd’hui de compléter le blog.

Peut etre demain…

Petit mot de Jean François : Tout va bien pour nous quatre, Muriel dort toujours l’après midi sur la moto, surtout après un plat style raclette ou choucroute, plus un petit verre de vin blanc. Mais avec sa grande expérience elle ne penche même plus ! De toutes façons, Maric la surveille.

Les topos d’Antoine sont toujours parfaits, la météo est quand même changeante dans ces pays. Nous avons fini deux fois après deux à trois heures de pluie forte et c’est là que l’on voit la qualité des vêtements de moto pour la pluie : ceux des Cailhol sont tout à fait moyens.

Voila, à plus tard …

11eme étape, Megéve / St. Disdier

Encore une grosse étape aujourd’hui.

Nous allons franchir plusieurs cols dont le col des saisies, l’Iseran 2764 m, le col du Mont Cenis sur lequel nous avons skié à Noël , le Galibier 2646 m et le Lautaret à 2058 m.

Et  pour l’arrivée, c’est à St. Disdier, prés de Superdévoluy, au nord ouest de Gap.

Vous me direz y’en a qui le font en vélo…C’est vrai, on en a croisé certain.

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La route vers les saisies nous procure encore de magnifiques points de vue sur le Mont Blanc.

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Et au détour de paysages bucoliques…

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Le lac de Roselend nous apparait tel un immense miroir.

L'Iseran très dépouillé.

L'Iseran très dépouillé.

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Pause déjeuner au restaurant du vieux pont, bonne adresse si vous passez par là…

Pause déjeuner au restaurant du vieux pont, bonne adresse si vous passez par là…

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Le lac du mont Cenis que nous avons vu l’hivers dernier du haut des pistes de la station.

Le lac du mont Cenis que nous avons vu l’hiver dernier du haut des pistes de la station.

Pour les skieurs qui étaient avec nous l’hiver dernier, voici l’aire de saut qu’avaient trouvé Jérémy, Julien et Fabrice.

Pour les skieurs qui étaient avec nous l’hiver dernier, voici l’aire de saut qu’avaient trouvé Jérémy, Julien et Fabrice.

Le Galibier, puis le Lautaret nous en mettent plein les yeux.

Le Galibier, puis le Lautaret nous en mettent plein les yeux.

Enfin, notre hôtel à St. Disdier.

Enfin, notre hôtel à St. Disdier.

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Mince, ça capte pas là non plus !!!

St.Disdier est un tout petit village et les distractions sont rares, alors Mumu en profite pour chercher le meilleur endroit pour téléphoner…

Il parait que sur une barque sous un pont c’est l’idéal !!

12eme et derniere étape, St. Disdier / Clarensac

Une étape de 250 à 300 kms (Si nous passons par le Ventoux) qui va nous faire emprunter la superbe route qui relie Superdévoluy à Nyons.

Autant elle peut être pénible en hiver pour les amateurs de ski que c’est un pur régal en moto si toutes les conditions sont réunies, beau temps, pas trop de circulation, etc.

Ce  fut le cas !!

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Nous avions finalement pris la décision de nous octroyer le petit supplément occasionné par le tour et l’ascension du Mont Ventoux…

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Le Mont Ventoux, pour l’avoir fait plusieurs fois, offre toujours un plaisir énorme, car en plus de la route dont le revêtement est excellent, les courbes biens dessinées et faciles à négocier, le panorama au sommet est la cerise sur le gâteau.

Les motards peuvent ainsi assouvir leur passion sans pour autant compromettre leur sécurité et celle des quelques cyclistes et automobilistes qui comme eux veulent profiter, et c’est bien normal, de ce site exceptionnel.

Beaucoup, beaucoup, beaucoup trop de monde cette fois ci.

Beaucoup, beaucoup, beaucoup trop de monde cette fois ci.

Mais aujourd’hui, c’est la ….., on dirais que tous les amateurs de vélo de la région, ainsi que tout les cyclistes étrangers adeptes de la petite reine, en vacance dans notre belle région, motivés à fond par le récent tour de France, se sont donné rendez vous pour essayer de battre leur record.

Et on en a croisé de malades quasi suicidaires qui dévalaient la route  à tombeau ouvert.

Bon, nous les motards, on roule vite aussi quelquefois, mais pas quand il y a autant de monde dans les deux sens et en plus, nos motos freinent mieux et on est mieux protégés.

J’ai même vu une voiture, entre deux virages, en travers de la route pour effectuer une manœuvre de demi-tour, alors que juste avant nous avions croisé un groupe de 3 ou 4 cyclistes descendant peut être à 70 ou 80 km/h.

Tout ça pour dire que notre montée jusqu’au géant provençal s’est effectuée sagement installés derrière les voitures, évitant de  les doubler de crainte de nous retrouver nez à nez (nez à casque intégral serait mieux approprié) avec ces sportifs valeureux mais imprudents.

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A notre arrivée au sommet, Muriel et Jean François ont trouvé le courage et une petite place pour s’arrêter admirer le paysage, pas nous.

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Ainsi s’achève notre voyage, par cette toute petite fausse note au Ventoux et la chaleur écrasante que nous avions oublié, contents comme toujours de regagner  nos pénates, retrouver famille et amis et commencer, déjà , à songer aux prochaines ballades.