Dimanche 9 Aout 2009, en route pour San Anton en Autriche.
Ouf, il ne pleut pas, nous allons donc commencer notre journée par la visite du musée Zeppelin.
Pas d’objection de la part de nos tendres épouses, profitons en.
La visite s’avérât très intéressantes et même Muriel et Maric y puisèrent une certaine exaltation.


- Jean François profite du soleil pour faire sécher ses chaussures.
Notre rencontre avec M. et Mme. MULLER.
Sur le coup de midi, alors que nous venions de traverser un charmant petit village au bord d’un magnifique petit lac, nous avons fait la rencontre de M. et Mme. MULLER, citoyens Allemands sans doute comme nous en vacance dans le Tyrol, à bord de leur belle BMW.
M. MULLER sans doute saisie d’une faim subite, ou sous la pression de son épouse, décida de s’arrêter au restaurant.
Il décida donc subitement de tourner à gauche pour entrer dans le parking de ce magnifique restaurant.

- oh! le bel endroit…
Ce superbe hôtel restaurant qu’ils ont vu au dernier moment… oh le bel endroit !!
Sans mètre de clignotant, alors qu’il a pratiquement dépassé le niveau de l’accès du parking,
M. MULLER freine brusquement et vire à gauche coupant ainsi la route au véhicule derrière lui, en l’occurrence ma Suzuki GSR.
Nous ne roulions pas vite, puisqu’à peine sortis de l’agglomération, 40 km/h tout au plus.

Je vous rassure tout de suite, rien de grave, juste un petit accrochage.

Ici l’emplacement du top block ( tampon de protection latéral de la moto) qui a été arraché de sa fixation aprés avoir parfaitement fait son travail tant au niveau de la protection de la moto que de celle du pilote.
C’est ce tampon de protection qui a occasionné les dégâts sur la voiture de M. MULLER et c’est bien fait pour lui.

- la protection coté gauche.


- la pédale du frein arriere cassée.
Il faut savoir que le frein arriere représente 20 à 30 % du freinage, sur ma moto il est d’ailleurs du piètre efficacité, il sert surtout à équilibrer le freinage.
Après avoir effectuer un essai je me suis rendu compte qu’il n’y avait aucun défaut dans la direction ou autre et que d’autre part, même sans la partie cassée de la pédale de frein, je pouvais l’utiliser correctement.
Quelques égratignures à la moto, pratiquement rien, coté physique, le plus important bien sur,
Une petite contusion du poignet droit de Maric. RIEN DE GRAVE.
La réputation de robustesse des véhicules germaniques est surfaite si l’on considère les dégâts infligés par ma machine venu du pays du soleil levant.


- Achetez Japonais !!
Bon, j’ai quand même eu la pédale du frein arrière cassée, ça c’est fâcheux pour la suite du voyage surtout que nous sommes dimanche et au beau milieu de notre étape avec encore un château à visiter et tout et tout.
Heureusement je me suis rendu compte après un essai que je pouvais utiliser le frein arrière assez normalement et en toute sécurité oui oui !
Si non je ne serais pas reparti.
Restait le problème du constat, nous sommes en Autriche, entourés d’Autrichiens et M. MULLER doit certainement donner une autre version que la notre, surtout à la police qui ayant été appelée, commençait à recueillir nos témoignages respectifs tout en matérialisant l’accident sur la chaussée à l’aide de bombes de peinture.



On se rend bien compte sur ces photos que M. MULLER a décidé de tourner au tout dernier moment.
Pendant ce temps un camion de la croix rouge étant arrivé, les deux infirmiers qui n’avaient même pas de pansements dans leur trousse de secours, après avoir regardé le directeur de l’hôtel s’occuper du poignet de Maric s’éclipsèrent aussi rapidement qu’ils étaient apparus.




Étaient-ils réels ? Ben oui on a des photos.
Les deux policiers parlaient un peu l’anglais ce qui facilitât le dialogue, mais il fallait à présent les suivre au poste de police afin de remplir le rapport.

- Au début ils étaient souriants.


- Notre photographe attitrée.
Cela allait nous mettre en retard pour la suite de notre voyage, et du moment que nous n’avions aucune blessure et que la moto était en état de fonctionnement, nous voulions reprendre la route au plus vite.
Arrivés au poste, après concertation, nous avons décidé de contacter notre assistance pour avoir l’adresse d’un concessionnaire sur notre chemin du lendemain et éventuellement connaitre les formalités concernant l’établissement de constat à l’étranger.
Après l’ouverture d’un dossier et avoir été aiguillé sur l’antenne Allemande de mon assistance, mon interlocuteur quand il apprit que Maric avait été légèrement blessée, insistât pour le mentionner dans le rapport de police, ce que nous fîmes.
Les policiers, pour qui l’affaire était dors et déjà classée, commencèrent à changer d’attitude,
Nous séparèrent Maric et moi, expulsèrent Jean François qui ayant pris mon relais téléphonique auprès de l’assistance venait de franchir la porte du bureau, seule Muriel arrivait encore à se déplacer de bureau en bureau avec la facilité qu’on lui connait ; elle aurait presque réussit à prendre des photos.

- Le rapport de police.
L’inspektionskommandant Wagner Johannes, apparemment le chef des policiers irrité par le fait que nous ayons dit dans un premier temps qu’il n’y avait pas de blessé, essayait de m’expliquer que du moment qu’il y en avait un, c’est qu’il y avait un coupable et qu’il fallait passer par la case tribunal.
Le questionnaire commença : Prénom de mes parents, profession, salaire mensuel, etc…
Ça commençait à sentir le pâté, et malgré le fait que je lui dise à présent que ne voulant pas compliquer l’affaire nous renoncions à déclarer un blessé, il tenait toujours le même discourt, immobilisation du véhicule, ambulance, hôpital et tribunal.
Me vint alors l’idée d’appeler mon assistance, l’Allemand qui m’avait conseillé de déclarer la blessure, celui-ci pourrait sans doute délier la situation, ce qui fut le cas.
Après nous avoir demandé d’effectuer un examen à l’hôpital et de leur faire parvenir dans les meilleurs délais nos observations écrites relatant les circonstances exactes de l’accident, ils nous laissèrent enfin partir.

Muriel s’est fait jeter quand elle a suivit Maric et le médecin dans la salle de soins pour faire sa photo.
La radio a confirmé qu’il n’y avait aucune fracture, après un beau pansement et une piqure anti tétanos, nous réprimes la route.
Au début Maric avait un peu de mal à se tenir du coté droit, mais quand on sait que Muriel ne se tiens pas du tout mais qu’en plus elle se permet de piquer des roupillons…
De toute manière je conduisait doucement, il fallait que je m’habitue à ma pédale de frein amputée de son extrémité.
A notre arrivée à San Anton, nous découvrîmes avec plaisir le très bel hôtel que Jean François nous avais dégotté, moderne, chambres spacieuses, très beau mobilier, au pied des pistes 🙂




Le muscat d’alsace offert par M. Bucher le vigneron de Riquewihr et la dure journée de reporter photo, interprète et négociatrice internationale suivie d’une séance de sauna ont eu raison de Muriel.
Nous avons de la chance, ce soir, c’est la fête à San Anton.



