17/08


J6 – 17 août :

Leh – Hunder (125 km – 5h)

Route de l’Asie centrale, cap à l’extrême nord par le col carrossable le plus haut du monde, le Khardung La (5540 m alt.) d’où nous découvrons le Saser Kangri culminant à 7612 m d’altitude. La descente d’une heure et demi jusqu’au village de Khardung n’en fini pas de zigzaguer, encore et encore. Nous finissons par déboucher dans la vallée de la Nubra, large plaine formant un Y au travers des montagnes; au centre, les rivières Nubra et Shyok serpentent la vallée. Nous continuons jusqu’au dernier village accessible, Hunder. Logement en guest house

Aujourd’hui, point d’orgue de notre voyage, nous allons franchir le Khardung La, col carrossable le plus haut du monde à 5602 mètres d’altitude avec vue sur le Saser Kangri culminant à 7610 mètres.

Nous sommes tous plus ou moins angoissés par la possibilité du mal d’altitude mais aussi l’état de la route et le trafic.

Il fait beau et chaud à Leh ce matin mais nous devons nous habiller chaudement au cas ou.

Nous quittons Leh et la route commence déjà à monter, dans 40 kms nous aurons franchis un dénivelé de 2000 mètres.

 Gaëtan nous a fait un petit topo de l’état de la route et des conditions de circulation, en fait les quinze kms de part et d’autre du col sont rendus difficiles par l’état de la chaussée très dégradée, mélange de terre, cailloux, rochers éboulés, ruissellements, trous et bosses en tout genre.

D’emblée nous nous trouvons derrière un convoie militaire assez important qu’il va falloir doubler coté ravin. Il faut jouer du klaxon en permanence et les militaires sont assez coopératifs.

A mi chemin, mumu a eu un malaise qui à nécessité les soins de Franck qui est médecin et qui a rejoint le groupe hier ; c’est un habitué, il en est à sa cinquième édition.

Mumu est rapatriée dans le 4×4, faut dire que ces derniers jours elle était à 200 %, de telle manière que depuis la soirée tout le monde la surnomme FullPower.

Au fait il est peut être temps de présenter tout le groupe.

 

Gaëtan le Big Boss…

… Sa femme Sonia.

Raja le mécanicien et pilote de secours.

Tinless le chauffeur du 4×4 et traducteur Ladaki Anglais.

Lucie qui a rejoint le groupe d’himalayan Bikers  pour la saison, accompagnatrice, à préciser qu’elle n’a son permis que depuis 3 mois : chapeau la miss !!

 Les participants :

Rudy

Laurent

Vincent

Franck

Muriel dit mumu dit full power

Maric

Jean François

Et moi

Des centaines de drapeaux de prières autrement appelé chevaux au vent sont disposé au sommet du col.

Nous avons très peu de temps car muriel doit redescendre rapidement et même pour nous, moins de temps nous passerons à cette altitude mieux ce sera pour nos organismes.

Le sommet est bondé, beaucoup de monde, les militaires omniprésents sont ici aussi, le convoi que nous avons doublé à la montée va bientôt nous rejoindre, il faut partir avant.

Nous sentons le manque d’oxygène, les premiers signes de vertige apparaissent, le fait de me mettre à genoux pour prendre une photo et de me relever m’essouffle.

Maric doit placer rapidement une guirlande de drapeaux que Tinless nous a procuré et a fait bénir, nous répéterons cette opération à chaque col.

Nous sommes tous un peu déçus de ne passer que si peu de temps au sommet mais comprenons aussi la nécessité de redescendre au plus vite d’autant plus qu’au manque d’oxygène vient s’ajouter les gaz d’échappement de véhicules.

Le Saser Kangri culminant à 7610 mètres.

A Khardung en bas du col nous somme à peu près au niveau du mont blanc, il fait chaud et le soleil tape fort, nous attendons Muriel qui a été amenée à l’hôpital militaire, elle en reviendra peu après « presque » en pleine forme.

La vallée de la Nubra nous offre des paysages qui nous rappelleraient presque la vallée de la mort, de vastes étendues de sable, parsemées de temps à autre par une zone de verdure, c’est là que nous dormirons ce soir, à Hunder.

Pendant que nous admirons le paysage, Raja et Thinlé nous attendent à la voiture, Muriel est aussi dans le 4×4 depuis son malaise.

Il est peu être temps de préciser l’utilité de la formule proposée par Himalayan Bikers qui pourrait être comparée à un voyage organisé mais qui reste dans un contexte quasi familial.

Il est vrai qu’au Ladakh aucune insécurité n’est ressenti et qu’une fois avoir pris nos marques nous aurions très bien pu faire le voyage seuls mais nos quelques jours d’expérience nous ont déjà démontré qu’ici la moindre panne moteur ou crevaison peut vite vous gâcher une partie du voyage, nous avons vu plusieurs motards en galère, nous nous avons Raja qui bichonne les motos le soir au Guest House, prépare de jerricans d’essence pour le lendemain etc…

Nous bénéficions aussi des commentaires avisés de Sonia, Lucie et Gaëtan, des traductions de Tinless et surtout de son approche des Ladakis qui nous ouvre bien des portes et nous permet de faire de magnifiques rencontres.

←Page précédente                                                                                Page suivante→

2 réponses à “17/08

  1. oup’s ! nous qui devons passer le cap des 5000m dans peu de temps , le malaise de muriel nous inquiète un peu, ça avait l’air sèrieux ?! enfin, qui vivra verra, bon retour à tous avec plein de bons souvenirs à se raconter les uns les autres, big bises andines de cathie et philippe

  2. j’espere que « fullpower » a retrouvé sa pêche et que tout le monde à des souvenirs plein la tête et pas évaporés avec l’ivresse des sommets.Maintenant le mont blanc pour vous ce sera « fingers in the nose » bises à tous et bon retour.

Laisser un commentaire