23/08


J12 – 23 août :

TsoKar – Sarchu (130km – 5h)

A l’approche des Morey Plains, nous empruntons une large bande de terre sablonneuse coincée entre deux montagnes, des tentes de nomades se dessinent à l’horizon, des troupeaux de yaks et de chèvres pashminas parcourent la plaine pour y grappiller les quelques végétaux capables de survivre à ces altitudes (+/- 4300 m alt.). Ensuite, les gorges étroites de Pang entament le passage successif de deux cols d’altitude, le Lachuglung La (5064 m alt.) et le Nakeela (4738 m alt.), puis la descente par une série de loops nous conduit jusqu’à un canyon que nous longeons sur 25 kilomètres avant d’atteindre les plateaux de Sarchu. Logement en camp fixe.

Un troupeau de Yaks est tout près du campement.

Nous sommes très bien acceuillis chez ces nomades dont la principale activité est l’élevage de chèvres pashminas, élevage subventionné par le gouvernement qui contre la fourniture de quelques éléments de confort tels que panneaux solaires a le monopole d’achat de la laine.

Préparation du thé salé au beurre de yak, une sorte de pompe sert à mélanger l’ensemble.

Le liquide saumâtre coule dans nos tasse, les premières odeurs chatouilles nos narines…

Nous revivons la scène mythique des bronzés, dire que nous n’aimons pas le breuvage est un euphémisme, en fait nous devons arrêter de respirer pour l’ingurgiter le plus rapidement possible en évitant d’être pris de vomissements.

Maric s’en est bien sortie mais a été petite joueuse, elle a profité de son capital sympathie auprès de Tinless pour lui refiler sa tasse en douce me mettant dans l’obligation de sauver l’honneur de la famille…

Muriel a fait moins dans la délicatesse et a carrément laissé sa tasse pleine au risque de vexer nos hôtes… Les hommes gagnent haut la main…

L’ensemble des nomades se regroupe autour de nous… nous partageons tous la même curiosité envers l’autre.

La trace blanche à gauche de la photo, c’est un troupeau de chèvres dévalant la pente abrupte à fond la caisse, suivit du berger aux talents d’équilibriste évidant.

Une fois de plus, nous nous trouvons à l’altitude du mont blanc…

Le 4×4 est rempli au max, en quittant Lhe, il a fallut emporter tout les bagages plus des jerricans d’essence pour plusieurs jours car il n’y a aucune station service sur les  hauts plateaux.

Arrivée au camp fixe de Sarchu, il fait froid et nous sommes tous fatigués.

Contrairement au campement d’hier les tentes sont toutes équipées de salles d’eaux et de toilettes, mais sont moins bien isolées du froid, et malgré les bouillotes fournies encore une fois par Tinless, je passe une nuit blanche à cause notamment de violents maux de tète provoqués certainement par l’altitude, hier déjà je n’ai dormis que deux heures, je me pose des questions sur ma forme physique pour demain…

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