26/08


J15 – 26 août :

Manali – Delhi (570 km – 14h)

Le vieux village a gardé son caractère traditionnel avec ses maisons faites de terre, de pierre et de bois. La nature, omniprésente dicte le rythme de vie des habitants, agriculteurs dans l’âme utilisant chacune des ressources naturelles selon des procédés anciens. La culture des pommiers en terrasse, instaurée à l’époque en Himachal Pradesh par les anglais, représente aujourd’hui le principal revenu des villageois. Journée libre, possibilité de balade à pied ou à moto dans la région proche. A 17h, bus de nuit pour Delhi.

A Manali comme à Lhe, la Royal Enfield règne, (ce qui est normal vu son nom), de nombreuses société proposent toutes sortes d’expéditions mais je suis certain qu’himalayan bikers reste le meilleur choix.

Le linge sèche sur les toitures en tôles ondulées.

Manali est située dans un écrin de verdure qui tranche particulièrement avec les paysages précédents, ici la Mousson arrose la région jusqu’au Rohtang.

L’architecture si particulière de Old Manali.

Les femmes au travail, que ce soit à trier la laine ou sur les chantiers… pas de temps pour le shoping…

Voilà… nous sommes dans le bus qui nous ramène à Delhi… route de nuit dans un bus du gouvernement, plus confortables et plus surs,  nous allons mettre 14  ou 15 heures pour avaler à vitesse d’escargot tibétain les quelques 500 kms qui nous séparent de notre destination et de la fin de ce magnifique voyage… Que peut il nous arriver d’autre, pouvons nous encore ressentir de nouvelles  émotions??

Les troupeaux de chèvres au milieu de la route et les klaxons incessant ?? Déjà vu…

Le croisement d’autres véhicules au cm près ?? Bof…

Gaëtan nous avait prévenu que les 200 ou 300 premiers kilomètres seraient constitués de virages et de route en mauvais état… Effectivement…

difficile de fermer l’œil surtout que les klaxons fonctionnent aussi la nuit.

Nous parvenons tous à trouver presque le sommeil quand des bruits inhabituels nous ramènent à la réalité, la conversation des chauffeurs et de quelques passagers qui se sont avancé vers l’avant du bus, il fait nuit noire mais je peu deviner à travers mes paupières encore engourdies que nous sommes à l’arrêt derrière un tas d’autres véhicules qui attendent je ne sait quoi…

Des travaux certainement… On connais…

Je distingue à présent quelques piétons qui guident les camions afin d’éviter ce qui semble être un éboulement…

Petit à petit nous avançons en évitant les rochers au milieux de la chaussée et je vois à travers la fenêtre le morceau de route qui manque là juste sous mes yeux… je ne vois pas le fond du ravin, la nuit est noire, mais je vois par contre que seulement quelques centimètres nous en séparent, je retiens mon souffle et espère que les prières chuchotées régulièrement par les deux bonnes sœurs installées à l’avant du bus portent leurs fruits.

Ouf!! Je ne sais qui remercier, les bonnes sœurs, bouddha peut être,  ou je ne sais quel dieu hindou, le St. Christophe local, le chauffeur certainement, nous voilà en sécurité et reprenons la route vers Delhi.

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